Einucent's Weblog

Parler plusieurs langues

Posted in Occitâneries by Mars on Octòbre 16, 2013

J’entends dire (ici ou là comme dirait l’autre) que quand on pense dans sa langue on organise sa pensée différemment de comme le ferait quelqu’un qui ne parle pas la même langue. Je peux comprendre cet argument qui défend à travers la multiplicité des langues, la multiplicité des modes de pensée. Et pourtant je défends régulièrement, vis-à-vis de monolingues, l’idée que je ne «pense» pas dans une langue en particulier. La langue dans laquelle je vais m’exprimer n’intervient qu’au moment de formuler une phrase et c’est la langue adaptée à mon interlocuteur que je choisis d’utiliser.
Je serais bien incapable d’expliquer sous quelle forme s’élaborent mes pensées avant cette étape de formulation. Je peux par contre expliciter ce qui m’a permis de mettre en évidence le processus en partant de deux anecdotes :

  • Ma mère est essentiellement francophone. L’installation massive de voisins Britanniques l’a faite se confronter à l’anglais de plus en plus souvent. Elle se débrouille du reste désormais très bien au quotidien. Il y a quelques années, elle me raconte «J’ai rêvé en anglais». La monolingue qu’elle était encore ne pouvait qu’être interpellée par une telle remise en question de l’omniprésence du français.
    Ni mon père ni moi ne trouvions ça surprenant, les gens autour de nous parlent différentes langues, dans lesquelles nous sommes plus ou moins en mesure de leur répondre, qui sait la quelle peut s’inviter dans nos rêves.
  • Mon prof de cuisine participe à une rencontre internationale entre lycées hôteliers. Il nous relate à son retour : «Alors j’écoute ce qu’il me dit en anglais, je traduis dans ma tête, je trouve quoi lui répondre, je me traduis la réponse… le temps de faire tout ça il est passé à autre chose.»
    C’est en en entendant cette description d’étapes fastidieuses que j’ai réalisé que je procédais de façon beaucoup plus fluide : je reçois et émets dans la même langue que mon interlocuteur.

Ma mère, comme mon prof de cuisine sont des exemples représentatifs du handicap entretenu par l’omniprésence du français. Comme l’essentiel de la population de l’hexagone ils n’ont à leur disposition qu’un seul et même idiome pour s’exprimer et formuler leurs pensées. Un plurilingue n’aura pas ce handicap et ce d’autant moins qu’il est précoce. Je suis un bilingue tardif et je n’en pâtis pas.

Je ne me suis exprimé qu’en français jusqu’à l’âge de neuf ans. Avant d’entrer en classe de sixième j’ai suivi une activité péri-scolaire où nous apprenions des rudiments d’anglais (essentiellement via des jeux et comptines). Dans l’année qui a suivi j’ai acquis au collège des notions suffisantes pour comprendre la plupart des paroles des Beattles (c’est également à cette période que j’ai affiné mes goûts musicaux). Tant et si bien qu’à onze ans j’étais en mesure de tenir une conversation simple en anglais et ce sans accent français.
J’ai ensuite suivi des cours d’allemand et d’espagnol au cours de ma scolarité mais sans réelles occasions de pratiquer. Elles ne sont venues que bien plus tard et je cherche encore beaucoup mes mots dans ces langues.
Je connais depuis ma prime enfance l’existence de l’occitan et quelques mots et expressions mais pas au point que mon développement cognitif en ait été affecté. Un bilingue précoce, c’est-à-dire un enfant amené à pratiquer plusieurs langues dès qu’il acquiert la faculté de parler est bien plus à l’aise ; son cerveau se construit en conséquence alors que le mien, comme celui de tout monolingue, s’est vraissemblablement formé selon une logique utilitaire : une chose à dire = une zone à développer.
Ce n’est que vers quinze ou seize ans que j’ai cherché à apprendre à parler occitan. J’ai sollicité mon père comme locuteur ressource bien-sûr, mais également mes souvenirs d’enfance en terme de sonorités. Autant j’avais à ma disposition des ouvrages essentiels comme la grammaire de Michel Tintou et les dictionnaires d’Ives La Valada, autant c’est l’accent de Raymond Poulidor qui m’a appris à prononcer de façon, sinon authentique, à tout le moins crédible. Cet accent, je l’ai entendu dans la bouche de mon grand-père, alors décédé, qui pourtant s’appliquait à ne parler que français en ma présence. Le phénomène est connu, je ne m’étendrais pas. À dix-huit ans je savais parler, mais de la pluie et du beau temps, le vocabulaire qu’on doit mobiliser à cet âge là étant beaucoup plus conséquent.

Un mot toutefois quant-à l’accent. Cette dénomination est extrêmement subjective étant donné que c’est toujours l’autre qui a un accent et jamais soi-même. Dans notre cas particulier de locuteurs de langues minorisées, nous somme réduits à nous définir en fonction de critères venus du modèle dominant. Quelqu’un qui revendique son «accent du sud» est un occitan qui cherche à affirmer son identité par le seul phénomène qui lui reste connu. Il m’est toujours apparu comme un évidence que l’accent de mon Papet était cousin de celui de Raimu (ou de Nougarro que je découvrirai plus tard). L’accès facilité à des éclaircissement militants sur la question a fait que je n’envisage pas d’autre terme qu’occitan pour nommer ma langue. J’ai conscience qu’il n’en va pas de même pour tout le monde, y compris au sein de ma génération.

En écrivant ces lignes, je me rends compte que déjà, entre Civray et Chaisson j’ai été exposé à deux environnement linguistiques. L’un est relativement évident : Civray est en zone d’Oïl, il s’y parle un français standard parent du poitevin (il y a intercompréhension dans la plupart des situations). L’autre est à interpréter en filigrane : le français n’y est parlé par tout le monde que depuis l’entre deux guerres. Je n’ai aucun doute sur le fait que mes ancêtres proches ont du pratiquer entre leur limousin et le français de l’instituteur la même gymnastique maladroite que mon prof de cuisine avec son français et l’anglais.

Dois-je nécessairement considérer que j’ai reçu deux modes de pensée en héritage ? Certes, deux générations avant moi on pensait encore en occitan, mais de là à dire que j’en connais une quelconque répercussion… les chances sont bien maigres. Je préfère m’en tenir à ma formulation à la volée ; que je pratique désormais dans au moins cinq langues. En revanche l’honnêteté intellectuelle me commande de reconnaître qu’en terme de culture politique je suis pétri du modèle français, mais c’est une autre question.

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On en est plus à insulter les électeurs du Front National

Posted in Occitâneries by Mars on Setembre 17, 2013

Je mets ici le texte d’un commentaire que j’ai tapé sur Facebook. Il y sera immédiatement étoffé, (certainement) moins noyé et (peut-être) mieux repéré.

Il y a 15 ans, je militais au Manifeste contre le Front National et nous avancions à peu près ce que je que je restitue ici. C’est au moins le fondement de ma façon de traiter la question de l’extrême droite :
Le FN met le doigt sur les problèmes qui l’arrangent.
Parmi ces problèmes, certains sont réels.

  • Il y a bel et bien un nombre de chômeurs record, qui plus est compté avec de telles astuces statistiques qu’il faut le doubler pour avoir une idée de la quantité de gens dans la précarité.
  • Il y a bien des représentants déconnectés de leur électorat et des citoyens qui ont le sentiment de ne pas être représentés, d’entretenir une caste de gouvernants.
  • Il y a bien des institutions européennes phagocytées par des lobbies dont nous voyons les décisions s’appliquer sans avoir été consultés

D’autres questions sont soit exagérées, soient tout bonnement extrapolées :

  • l’immigration massive de travailleurs venus des anciennes colonies a bien servi l’économie française dans les trente glorieuses,
  • le mariage homo ne menace pas la société

Les solutions (aux problèmes réels) doivent être sociales, s’assurer que chacun ait de quoi vivre (un toit, de quoi manger à sa faim, un accès à la santé…), et pas juste survivre (je pense à l’opportunité de se cultiver et de s’épanouir…) Quant-aux autres questions, il est important de fournir des éléments de réflexion plus fouillés pour ne pas rester dans la réaction épidermique.
Toute la difficulté de l’exercice consiste à de pas se transformer en donneur de leçons ni nier le ressenti de nos concitoyens qui les a fait choisir le FN.

Les militants qui s’investissent en politique doivent avoir ce genre de préoccupations en amont d’une quelconque carrière s’ils veulent être crédible et faire la différence avec les professionnels de la politique que fustigent les anti-parlementaristes.

Nous sommes dans un système électoral, contestable certes mais seul garant de représentativité (nous ne connaissons pas les votations consulatives à la Suisse).
C’est quand il gagne des voix que le FN est vraiment dangereux, privé d’électorat il resterait à surveiller mais ne pourrait pas se prévaloir d’une légitimité populaire.
La seule option durable contre le FN c’est d’avoir des solutions progressistes à proposer à ceux qui lui fournissent une assise électorale. C’est un travail énorme qui commence par contrecarrer la démagogie ambiante qui consiste à transformer une vengeance viscérale en «légitime défense» (pour ne prendre que l’actualité la plus brulante).

J’avais 20 ans et je pensais que les partis de Gauche pouvaient être à même de porter ses solutions progressistes. Quand je vois aujourd’hui ce qu’on appelle des partis de Gauche, je déchante et je ne sais plus vers qui me tourner.
Mon choix de voter pour Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles dernières m’a fait mettre de côté mes convictions en ce qui concerne une meilleure reconnaissance de notre occitanité. Précisément parce qu’il me semblait d’autant plus prégnant d’accorder la primauté à une grille de lecture séparant des solutions sociales des invectives démagogique de l’extrême droite.

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Chartistes

Posted in Occitâneries by Mars on Setembre 11, 2013

Le Ministre de l’Éducation Nationale vient de rendre publique une Charte de la laïcité régissant les comportements dans les écoles. Je n’ai pas étudié le document pour en juger le contenu. J’ai seulement en tête que durant le mandat précédent cette notion de laïcité avait déjà été triturée. Il s’agissait alors de la rendre «positive»… J’avais à l’époque considéré que tout qualificatif ajouté en réduisait le champ d’action. Nous-autres occitans avions déjà mis en application le concept au XIIIe siècle, quand tout individu passant les remparts de Toulouse devenait Toulousain de plein droit.
L’Histoire du pays sera ensuite passablement bousculée par l’intégration au royaume, s’ensuivront plusieurs siècles de culture politique purement hexagonale.
Il faut attendre 1905 et la loi de séparation de l’Église et de l’État pour que cette notion reparaisse, introduite avec toute la pompe qui pouvait avoir cours avant la guerre de 14. Cette même grandiloquence qui faisait dire à Jules Ferry que la colonisation était une mission civilisatrice dont les «hommes de race supérieure» étaient investis.

Nos sociaux-démocrates du XXIe siècle ont gardé un goût certain pour ces déclarations en grande pompe de la IIIe République. Leur culture politique découle en effet directement de ces civilisateurs autoproclamés. Cette charte supplémentaire ne m’évoque pas grand chose de plus qu’une posture : «Nous sommes ceux qui montrent la voie, l’attitude morale à adopter».
Le procédé confine au ridicule quand il s’agit d’une charte visant le bruit à la sortie des bars, le ramassage des crottes de chien ou la circulation à vélo sur les trottoirs.

Bestias en mai de mos lombrics.

Posted in Ecologia de tots los jorns by Mars on Junh 4, 2013
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La lombricompostièra en usatge

Posted in Brico, Ecologia de tots los jorns by Mars on Abriu 19, 2013

Quò que mete dediens

Contunhe d’i metre gaireben tot, manca quò qu’es marrit per mon bestiau : inhons e  liças, que los fan fugir ; puèi las peus d’agrumes que prenen un temps bienurós per se descompausar, los fialons blancs entre los quartièrs fan l’afar.
La peu de banana se descompausa plan bien mas la fau troncinar, mai fendre la coa per bien far, que tot los biais ne demorara lo còr.
La peu dura de l’avocat pren dau temps mas quò vai. Parrièr, la fau copar en pitits bocins gros coma n’ongle. se fasèi pas quora ‘la es frescha, aprèp quauquas setmanas quò cassa coma dau veire.
La peu dau melon a bon caractèri, parrièr ne’n fau far daus bocins, destrije pas los pepins, se i a daus-uns que volen germinar, veirai. Quò ‘ribet amb ‘na grana de coja, mas sens seguda. Constatèi que la peu espessa (de la coja) se descompausa ‘mas parcialament, demòra la pelicula lissa dau dessur. N’i a totplen dins dau compòst madur, tamben coma la nervura de las fuelhas e las coas de pomas/peras e la rafla dau rasim.

Aviá legit que los vermes minjavan las còcas d’uòus, ne’n mettèi queu ivern esbrejonadas a la gròssa, emb la man. Ne’n tròbe d’engueras que son quitament pas estadas manhadas. Mete ‘na presa USB a costat per vos balhar n’eideia de la talha d’un brejon enquera tròp gros (si-ben, qu’es fosc, mon telefòne es pas cooperatiu !) Dempuèi decidèi de las pilar en pòuvera.uous-cendre
Dins lo mesme temps, coma vesètz, garde mas cendres de pipa au despart, allèra que las metiá dins lo compost coma lo demai. Me sembla que l’un e l’autre modifian lo pH dau compost. Las cendres lo fan venir acide, las còcas d’uòu lo fan venir basic. Pense ne’n metre conjuntament quora saurai mielh quin dosatge practicar. Benlèu que sira mai indicat directament dins lo terrenh.

Lo marc de cafè passa dins lo compòst tanlèu surtit de la cafetièra, pas la pena d’esperar que siá sec per ò tornar umidifiar… Los vermes se ne’n regalan.

Bacs

Comptave sus l’escolament dau compòst dins lo bas de dejós, e qu’es pas evident. Suvent, me fau tafurar coma las mas dediens per desgatjar lo bon a massar. Qu’es pas bien greu, aprèp, me frete las mas dins lo sable que tot lo biais servira per boirar au terrenh. Amai la tèrra, qu’es pas lord, qu’es nòble !😉

Aver dos bacs per reçaubre mas pialuras me permet de jugar de l’un l’autre. Se jamai queu completament dessur es tròp plen (e tròp compact) per contunhar de l’emplenir, passe son contengut dins lo segond e boire los bocins d’entièrs amb mos rebuts mai fresches.
Dins queu segond bac, tot es pas jamai minjat completament e demòra las parts linhosas tròp duras per los vermes. Destrije entau dau vertadièr compòst e un jós-produch d’usitar en palhatge que gardará lo trempe a las plantas en tot difusir dau compòst a mesure que las asaigue.per_palhatge

Mon tresenc bac e son filtre de pelha se boscha pus, en mai de las punhadas de compòst qu’i metèi en desgatjar los bacs de dessur, l’i vese ‘na liça de crema repartida au fons que me fai dire que quò retenh bien. Los vermes i davalan per s’i ‘magar. En teoria, qu’es dins queu environament que naissan los nenons. Ne’n viguèi totplen, mai pitits que quilhs de la debuta. Qu’es bon sinhe, la colonia s’instala.filtratge

Aiga

Daus còps, espere quauqus jorns davant de metre mas pialuras dins la lombricompostièra, e ‘las son tròp sechas e duras. Ensajèi d’i bujar mon aiga de cueire las pastas. Qu’es plen d’amidon e i a totjorn quauques bresuras au fons dau topin, tant vau que quò siá balhat au vermes. Quò destrempa lo contengut daus prumièr bacs e quò lo rinça per ‘ribar a queu de filtratge. Sabe bien que normalament ne’n faudria pas metre tant d’un còp e preferir quauquas pulverisacions regularas. Quò me faguèt un bon litre de tè de compòst jà diluit. Fau pas lo far sistematicament.
Ne’n tornèi metre un segond còp dos jorns aprèp e constatèi de la borra. Quò començava de chaumenir sus la quita susfàcia de mon bac de recuperacion. borra
Queu liquide lo vau tirar, tant pièger, e daissar bien colar e sechar lo contengut dau bac de filtrar.

I a un pauc tròp d’aiga tots los biais. Quò manca de matèria secha, per lo còp que ven, vau emplenir sus un tapis de carton e de las fuelhas.materia_secha

Autras bestias

Mos vermes son pas sol de se plasèr quí. Ai pas de moschalhons (per aura) mas ai totjorn ‘na constellacion de piauson blancs translucides que sabe pas bien se quò es bon sinhe. Afar de segre…piausons

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Melhorament de la lombricompostièra

Posted in Brico, Ecologia de tots los jorns by Mars on Abriu 18, 2013

Aprèp quauques temps d’utilisar ma lombricompostièra, volguèi melhorar mos chapusatges.

Lo fons daus bacs

Per me segurar que lo digerit (e cagat…) per los vermes tomba bien dins lo(s) bac(s) de debas, decidèi de talhar daus traucs mais gros ente que se podia far, qu’es de dire aus cantons. Balhat que la grasilha junteja a la paret i a pas gaire de risc d’èsser tròp prèp, ò que pòrte pas. Se vos suvenèz, aviá trenchat en segre la fòrma de 6 redonds dispausats sus la susfàcia. redondsEn visar lo biais qu’es motlat lo recipient, calcule que l’auria pogut far mielh tras la debuta puslèu. Tant-pièger, fau au mielh per fragilisar pas la frigolite.coma auria degut far
Se ensajatz de vòstre costat, vos conselh de jugar au mielh per gardar de las bandas dins la part la mai espessa. L’essenciau es de portar la grasilha e quò qu’es pausat dessur. Aura pòde dire qu’un plen bac de pialuras representa pas un pès tròp importent.

L’estancheïtat

siliconeLo problème de colason se pausa essencialament a l’endrech que metèi un tapon. Qu’es normau, a la concepcion queu trauc deu permètre a la glaça fonduda de s’evcuar. Peje lo tapon amb dau junt silicòne, entau lo tè de compost pòt ‘mas colar per los trauc que faguèi ieu, bien au fons dau bas e situits de tala maniera que n’i a n’autre en dejós per lo recuperar. Qu’es absoludament necite per lo darrièr bac !

Las grasilhas

Mon afar de talhar ‘na malha sus doas es pas sufasent. Decidèi de chamnhar de grasilha. Ne’n prenguèi n’autres de mai grossa malha. La talhe a la mesma dimension e emplace l’autra.grasilha fons

Lo davant-darièr bac, ente deuriá poder recoltar lo compost madur, es clafit de pitits traucs de la talha d’un claveu. Quilhs traucs se boschavan de bon compost tot fin de la consistènça de ‘na crema. Lo tapisse de ‘na pelha per eschivar que quò tòrne ‘ribar. Daus còps que siá trop fin, mete per dessur un filet (de trufas) que me permetra de far passadoira per los gros bocins que sirian passats toparrièr.passadoira

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Lombricompost, bilanç aprèp quauques mès.

Posted in Brico, Ecologia de tots los jorns by Mars on Març 21, 2013

Recuperèi daus vermes coma fau en tornar a Chaisson. Ma vesina coneis quauqu’un que ne’n a tròp coma suvent quora se plasen bien dins lor maison.

Tornat a Tolosa, me decidèi enfin a pintrar de negre los bacs qu’esperavan e començèi d’i bujar mos borrilhs legumièrs. quò era bien a la davalada de 2011…

Dempuèi constatèi que s’i molonava tròp d’aiga. A l’entorn d’un compost tròp trempe l’i voletan beucòp de moschalhons e tota mena de bestias aladas que voldrètz pas menar au dediens. Pendent l’estiu desplacèi la lombricompostièra aus comuns. Aviam besunh de far mèfi au nibol de moschalhons que volian surtir  chasque còp que ‘navam tombar de l’aiga. Tant vau dire que Lutz aimava mielh venir pas a mon appartament…

malhas copadasMa vesina me dissèt qu’avian pas pron de matèria sècha. Fau pensar a ‘massar ‘na punhada de fuèlhas tombadas per lor far l’equilibri amb las pialuras. En mai d’apondre de las fuelhas, trenchèi ‘na malha sus doas per far passar mai de compost a ‘nar madurar debas.

Qu’era lo prumier còp que sostirava dau compost prest d’utilisar.

Uèi faguèi lo parrièr e constate que la gravitat fai pas pron. Los vermes se mesnatjan los ecosistème dins un sol bac. Debas lo bien descompausat, ente l’i levan lors pitits (n’ia daus nuveus nascuts) e dessur quò que lor balhe de minjar. Prene laidonc lo dessur, lo buje dins lo segond bac de grasilha, desplace los vermes dediens a lor torn e passe au tamis quò que demòra au fons. Uèi quò me prenguèt 4 oras, pressar lo reliquat, rinçar la grasilha, nettiar lo bac… per ne’n fotre de pertot a l’entorn de ma cuvette ! Amai quel’aiga podria servir per beurar las quauquas plantas dau balcon. Suèi pas au punt d’enguerras.
Vese que minjan pas la nervura de las fuelhas, pas mai que la coá de las peras/pomas, nimai l’exterior de la peu de coja, que ne’n demòra ‘mas ‘na pelicula lissa amb lo dediens bien nettiat. Quò que me demòra dins mon tamis deuria far un bon palhatge, que protegís lo pè de las plantas e difusa dau compost a mesura que se rinça amb l’aiga d’abeurar.
La porada pausa pas de problema mas per contra pas la pena de lor metre de l’alh ò de l’inhon, lo manharan pas e quò demorará a destriar dau compost madur daus mes aprèp.

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Blagataba

Posted in Brico by Mars on Julh 12, 2012

Quo fai jà quauques temps que voliá gardar mon tabac dins ‘na blaga e coma los paquets dau meu son d’un model long òus dintran pas dins las blagas que trapèi dins lo comèrci. Laidonc me diguèi que ne’n anave farjar una a mesura, quo me permetria de mesnatjar la plaça per mon paquet de filtres amb un compartiment esprès.

Començèi per me dessenhar un patron. Lo faguèi sus un A3 de pitits carèus, per tombar sus de las mesuras simplas.

Qu’es possible de jaspir lo bocin en «T» au boçin en lonjor, e aver ‘mas una copa ente son representats ADIJ. Las mesuras son en mm.

Podetz tamben estampar lo patron (lo document .pdf es a l’eschalon 1:1) qu’es possible dins n’oficina de reprografia, fau damandar un estampatge en A3 e precisar dins Acrobat Reader «deguna mesa a l’eschalon». Las mesuras «230» sus naut e «170» debas siran pas sus la fuelha mas los contorns i dintran, que tots los biais anetz copar…
Las letras sirven de reperar coma assemblar. ‘Na mesma letra es utilisada per un mesme endrech de la blaga ‘chabada.
Los trachs puntejats simples (negre) son per marcar ente deven passar las cosuras, los trachs puntejats alternats (roge) son daus axes, ente que lo cuèr se deura…

  • plejar (bien plan en KL),
  • corbar (entre B e I / entre C e J)
  • ò junhèr (los trachs oblics jos E e H)

La realisacion es pas gaire complicada. Utilisèi la machina de Lutz que sabe que ‘la pòt cosèr 4 espessors de jean. Sa maire nos prestèt de las ‘gulhas conçaubudas per lo cuèr. Damandèi dau fiau de lin dins ‘na botica mas me conselhèren dau polyester.

  • Plaçar lo patron sus lo cuèr e trenchar. Qu’es un materiau omogèn, i a pas besunh de sègre lo sens daus fiaus coma per lo teissut. Podetz tirar profiech de la susfacia de peu en ne’n trenchar lo minimum.
  • Plejar lo long de KL, nubuck contra nubuck. Quò sira lo rabat per metre las fuelhas de ligar. Tenguèi queu pan plejat amb de las pinhas d’espandre los vestits. Pense aura que las quelas per los dessenh sirian estadas mielh.
  • Plaçar lo bocin en lonjor sus lo boçin en «T», costat lissos fàcia a se (dins los dos cas) en superpausar BFGC. Quò sira lo compartiment per los filtres.

    Cosèr de  K a F, virar a 90°, de F a G, virar de 90° e ‘chabar de G a L. Podetz constatar que lèverem pas la ‘gulha entre I e B, nimai entre C e J, qu’es pas la pena de s’apondre daus fiaus de ‘restar. Amai, bien cosut quò fai ‘na decoracion, per pauc qu’avetz chausit un fiau contrastat.
  • Aura, nos vam barrar lo compartiment màger per lo paquet de tabac. Chausiguèi la complicacion en lhi far daus cantons redonds (A↓E→F e G→H↑D). Los daisse se voletz vos i aventurar tamben. Aprèp còp, me dise que tant valia los daissar en angle drech, ò dau mens far ren-mas un canton copat, dessenhèi quel’opcion sus lo patron. La lonjor de F a A es caculada per la version corba. Esitetz pas de verifiar la mesura e eventualament de dobar lo pan «debas dau T».
    Prenèr lo costat nubuck fàcia a se queste còp. Pinçar la bordura (entre la linha puntejada e lo fons copat) de tau biais que quò fai un sachon, lo cotat lissos en dediens. Mèfi, quò eslampia ! ‘Na amiga me conselhèt (aprèp !) de tenèr lo tot amb de las crochetas puèi las tirar, normalament l’i a la plaça, mas sabe pas se lo crochetador per lo papièr passa bien tras lo cuèr.
  • Un còp cosut, virar lo sachon de ranvers per aver lo costat lissos defòra (e ma cosura asardièra ‘magada dediens).

Ai quauquas fòtos de vos mostrar tamben.

Un argumentari coma ne’n vodria legir mai suvent

Posted in Occitâneries by Mars on Genièr 24, 2012

Tornèi quauques temps chas mos parents la diumenjada passada e viguèi que lo conselh regionau dau Lemosin avia tamben sa pita part sus l’occitan dins lo butletin que manda regularament a sos administrats. Son dau monde coneguts que volguèren bien se ne’n mainar, mercès a ilhs per ocupar queu espandi amb un pitit argumentari totplen de pedagogia. Veiquí en quauqas linhas quò que tròbe pas suvent esplicat dau costat de Tolosa.

Écrire le limousin, Escriure lo Lemosin, Eicrire lou limouzi

Chronique de JP. Cavaillé et B. Chrétien

L’occitan limousin s’écrit depuis le Moyen-Âge (n’oublions pas les troubadours !) Mais de bien des façons, et la perplexité des lecteurs est légitime devant les nombreuses formes de graphies existantes. C’est que nous n’avons rien qui ressemble à une Académie limousine qui imposerait, via le pouvoir d’État, une norme graphique commune. Autrement dit, rien à voir avec le français, ni avec les autres langues nationales !

Pour ce qui est des écritures contemporaines de l’oc, il faut distinguer une graphie qui est acceptée et pratiquée collectivement, dite «classique» ou «normalisée», des autres manières d’écrire, qui sont individuelles, ce qui ne veut pas dire pour autant sans intérêt ni pertinence ! Les règles de la graphie «classique» sont communes à l’ensemble des régions occitanes, et s’appliquent – parfois imparfaitement – aux particularités locales, et donc, bien sûr, au dialecte limousin. C’est elle qui est utilisée et promue par les linguistes (Yves Lavalade, etc.) et les écrivains d’expression limousine (Jan dau Melhau, Roland Berland, etc.) Elle est enseignée à Calandreta et dans les (trop rares) cours d’occitan dispensés dans la région. Elle est aussi employée dans la signalisation bilingue. En partie inspirée des troubadours, son plus grand mérite est sa souplesse, sa capacité d’adaptation aux différents parler. Elle a aussi la qualité d’être autonome par rapport au français, mais c’est là un défaut rédhibitoire pour une population à laquelle l’école n’a pas appris à en déchiffrer le code. D’où la tentation, à notre sens tout à fait naturelle, d’adopter des graphies partiellement ou complètement calquées sur la manière d’écrire le français qui, de surcroît, sont susceptibles (bien que cela soit souvent une illusion) de mieux «coller» à la langue parlée. C’est de cette façon que l’on a surtout écrit le limousin depuis le début de l’époque moderne, chacun bricolant, à partir du français, son propre système.

Mais il ne faut pas oublier que quelle que soit la graphie, une phrase doit sonner de la même manière à l’oreille ! Par exemple lorsqu’on entend dire que les noms de lieu sont écrits sur les panneaux bilingues dans une sorte d’espagnol ou de languedocien et non en limousin, cela est bien sûr complètement faux. C’est tout simplement que la plus grande partie des gens ne savent pas comment on doit lire, par exemple devant le panneau d’Aissa (Aixe sur Vienne) ou de Sent Jan Ligora (Saint-Jean-Ligoure), et prononcent souvent à la française, là où il faut entendre quelque chose comme Aïsso et Sein Dzan Ligouro. C’est là à notre avis un très gros problème. L’école n’a pas fait son travail (l’apprentissage minimal d’une règle orthographique pour la linga dau país), mais admettons aussi que les occitanistes (qui ont bon dos) ont manqué de pédagogie en refusant d’associer, partout ou cela était possible, la graphie classique à des exemples de graphie «à la française». Qu’es ’chabat per uei.

Qu’es n’amiga provençala que m’avia fach mainar que las grafias «patoisantes» avian n’utilitat per los monde (vielh) qu’avian la lenga a l’orau mas que la sabian pas escriure. Dempuèi suèi estat mens dogmatic sus quela question. Vòle pas caucionar l’usatge dins, los cas d’institucionalisacion de la lenga, de ‘na grafia adaptada dau françès (coma la senhaletica.) Per contra, entende que per de las publicacions efemèras, quauques dobaments sian necites per èsser de bon accedir au monde que son pas demest los «iniciats» occitanistes. I a besunh tamben de balhar l’esplicacion que balhan los dos comparses quí dessur tan que la notorietat e lo succès dau moviment occitaniste son pas segurats.

Manifestacion de març 2012, la seguda.

Posted in Occitâneries by Mars on Novembre 17, 2011

Me fasiá un plaser de calcular un visuau brave per quilhs eveniment. Aimave bien l’eideia de far ‘na jornada amb 6 protesta aus 6 cantons de l’hexagone. Quo aviá de la gula ! Deve bien confessar, l’i cresia pas quora los «y’a qu’à» de servici l’evocavan en 2007. Aura si, quò se fai, enfin lo fau saber. Vejatz en fin de bilhèt coma prepause, ieu, de s’i prenèr.

Descubriguèrem a la fin dau mès d’octòbre n’aficha purida que i a un còp de mai «Anem Òc» dessur, sèm estats nombros de pensar que qu’era ‘na nhòrla mas non, lo visuau validat es quela bosada verda. Calculada en 3 clics entre 2 dosièrs de subvencion si quò fau.

Veiquí los comentaris que mandèi aus organisators oficiaus. Fasètz belèu part dau monde que lor damandèi de far lo parrièr per fin d’obtenèr que l’aficha fuguèsse chamnhada. Quò sirvèt de ren. En mai dau mutisme lo mai complet «qu’es clavat, tornam pas dessur» reçaubèrem pas deguna consideracion per las nòstras remarcas sus l’absença dau eslogan comun ò quitament de referenças a la tenguda parlèla d’autras manifestacions. Non ! tornam far Carca un còp de mai e basta.

Adiussiatz.

Vos escrive per vos far part de la decepcion que fuguèt la meuna en descubrir lo visuau retengut per l’aficha de la manifestacion de març venent.

Mandèi, ieu, ‘na prepausicion qu’es pas estada retenguda. Me’n vene pas planhèr, pòde entendre e acceptar qu’un autre project sia estat preferit. Ai pas deguna pretencion a l’universalitat.

Per contra ai dau mau d’entendre la chausida que constatam dempuèi la debuta de setmana.

  • Las colors son vivas au punt d’èsser agressivas visualament. Sabe que coma organisaires fasètz, amb rason, mèfi a ò èsser pas ideologicament. Dins lo domèni dau design tamben quela mena de chausa se mesura.
    Tecnicament, qu’es un visuau conçaubut amb de las colors per l’escran e que l’i es demorat. Aura dau mau de s’estampar, se pòt far mas lo result sirà desparrièr e asardòs. Ieu dobte qu’avètz enveja de constatar a quauquas setmanas de l’eveniment que mantuns milierats d’afichas e de tracts (seguratz-me anetz far daus tracts) son d’un verd plan mens «fresc» que coma se vesia sul site.
  • Lo degradat pren tròp de susfàcia, òu est tròp cort, quò permet pas ‘na bona declinason sus daus badges ò daus avatars de perfius sus los rasèus sociaus. I a pas un element identifiant que ò permet bien tots los biais. M’ere fendut, tras lo mes de mai, d’un document de 12 paginas per vos ne’n far part. Me damande se òu es quitament estat legit un còp rebutada mon eideia de mapa.
  • La chausida de tipografia es ‘na non-chausida. Basta pas qu ‘na tipo sia scripta per èsser dinamica ò simpatica. L’eslogan desmerita un letratge personalisat. Tròp de letras identicas balha un costat mecanic, l’artifici se veu tròp, quò tua lo dinamisme, e  laidonc l’intencion. Emplejar de las minusculas sus la bandieròla, qu’es pas bien realista, quant-au Arial Black per lo demai, tot lo monde l’a amb son Windows® piratat, esperavem mielh. Enfin, 14h floteja, per mostrar la via aus manifestants ? Lo luèc de rechampament dins Tolosa balhará l’eschason d’aver un parpalhon de mai ? ‘clinat segon un tresenc angle ? Anem, òc, siajam serios, qu’es pas calculat, qu’es petaçat.
  • «Tolosa 2012» se dreça au iniciats que coneguèren las edicions precedentas, pas ad’un public numerós fòra dau microcosme occitanista. M’avia semblat entendre jà a Besièrs qu’er pas question de ritualisar quilhs eveniments.
  • Las siloetas de manifestants fan beucòp pensar a l’aficha de 2009. En perticulier queu que pòrta la pancarta penjada dins son eschina, jà mai moligas que revendicatiu, sembla identic. Quin manca d’originalitat. Amai son dessenhadas sens gaire de detalhs, de personalitat. Es quò la vision que voletz balhar dau monde que se mobilisan per lor lenga ?
    Far dins la simplicitat entau es pas sinhe de gaire de consideracion per n’autres que solicitatz, que vos lo faran mainar.
  • Dins la mesma passa : «Manifestèm» sus la bandieròla, es quò pas un doble emplec amb l’imatge ? «Anem Òc» dins la pancarta, es quò pas un doble emplec amb l’eslogan ?
  • Cresiá que en 2012 botavam en davant lo coordonament excepcionau coma d’autres militants per lor lenga. Ente pareis ? L’eslogan comun «Nos langues, nos cultures un droit une loi» ente es ? Coma los participants se mainaran de la portada de quela jornada ?
    Perqué l’emplaçar un còp de mai per «Anem Òc per la lenga occitana» qu’es repetitiu, antiritmic (a martelar dins lo cortègi) e pas portaire de gaire de sens. Per la lenga… au musèu, dins lo formol ? ò viva, dinamica e dinha ? veire… oficiala.
    Lo sabe ieu mas  lo fau far saber au monde sens ambigüitat
  • La coordinacion a manifestament pas enveja de despensar daus sòus per pagar quin que siá a calcular sa comunicacion. Ren de nuveu dins lo microcòsme. L’epòca e la bureautique de bon accedir a tot lo monde ‘doba pas las chausas.
    Quò es pas ‘na rason per considerir que tot visuau que costat ren (moneda ò temps) fara l’afar. La question se pausa regularament per los artistes dau espectacle vivent. Prendriatz lo micro per chantar a capella per emplaçar un grop qu’a pas vòugut animar un balèti ? Que daus pretz simbolics ‘dobats «per la causa», tota persona qu’a un minimum la fibra militant ò envisatja, qu’es mon cas tots los bias.

Amb quela aficha sèm a costat dau còdis revindicatius esperat per los quites manifestants. Comunicar marridament pòrta mai de tòrt que de comunicar pas. Suèi prundament convinçut que vòstra intencion es pas de ridiculisar la «causa» occitana, allèra que ne’n prenètz lo risc brave. compte sus vòstra capacitat a prenèr los conselhs dau monde per reüssir que eveniment dau 31 de març 2012.
Vos preje, e espere que siram nombros de ò far de pensar a chamnhar d’estrategia. A defaut traparètz en peça junta quauques esbos (a finalisar) de correccions possible per eschivar lo pièger.

Salutacion militantas.

Suèi passat per ‘na segonda prepausicion :

amb ‘na quita version en color

Dempuèi coneisse los luècs e me fadèi de prepausar tornamai quauqua-ren que marcaria mielh.

Tornèi prenèr lo document qu’aviá redigit a la prima per ne’n far ‘na version nuvela que traparetz ‘quí.
argumentari mai complet per l’identitat visuala de las manifs de 2012, en pdf

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