Einucent's Weblog

Parler plusieurs langues

Posted in Occitâneries by Mars on octobre 16, 2013

J’entends dire (ici ou là comme dirait l’autre) que quand on pense dans sa langue on organise sa pensée différemment de comme le ferait quelqu’un qui ne parle pas la même langue. Je peux comprendre cet argument qui défend à travers la multiplicité des langues, la multiplicité des modes de pensée. Et pourtant je défends régulièrement, vis-à-vis de monolingues, l’idée que je ne «pense» pas dans une langue en particulier. La langue dans laquelle je vais m’exprimer n’intervient qu’au moment de formuler une phrase et c’est la langue adaptée à mon interlocuteur que je choisis d’utiliser.
Je serais bien incapable d’expliquer sous quelle forme s’élaborent mes pensées avant cette étape de formulation. Je peux par contre expliciter ce qui m’a permis de mettre en évidence le processus en partant de deux anecdotes :

  • Ma mère est essentiellement francophone. L’installation massive de voisins Britanniques l’a faite se confronter à l’anglais de plus en plus souvent. Elle se débrouille du reste désormais très bien au quotidien. Il y a quelques années, elle me raconte «J’ai rêvé en anglais». La monolingue qu’elle était encore ne pouvait qu’être interpellée par une telle remise en question de l’omniprésence du français.
    Ni mon père ni moi ne trouvions ça surprenant, les gens autour de nous parlent différentes langues, dans lesquelles nous sommes plus ou moins en mesure de leur répondre, qui sait la quelle peut s’inviter dans nos rêves.
  • Mon prof de cuisine participe à une rencontre internationale entre lycées hôteliers. Il nous relate à son retour : «Alors j’écoute ce qu’il me dit en anglais, je traduis dans ma tête, je trouve quoi lui répondre, je me traduis la réponse… le temps de faire tout ça il est passé à autre chose.»
    C’est en en entendant cette description d’étapes fastidieuses que j’ai réalisé que je procédais de façon beaucoup plus fluide : je reçois et émets dans la même langue que mon interlocuteur.

Ma mère, comme mon prof de cuisine sont des exemples représentatifs du handicap entretenu par l’omniprésence du français. Comme l’essentiel de la population de l’hexagone ils n’ont à leur disposition qu’un seul et même idiome pour s’exprimer et formuler leurs pensées. Un plurilingue n’aura pas ce handicap et ce d’autant moins qu’il est précoce. Je suis un bilingue tardif et je n’en pâtis pas.

Je ne me suis exprimé qu’en français jusqu’à l’âge de neuf ans. Avant d’entrer en classe de sixième j’ai suivi une activité péri-scolaire où nous apprenions des rudiments d’anglais (essentiellement via des jeux et comptines). Dans l’année qui a suivi j’ai acquis au collège des notions suffisantes pour comprendre la plupart des paroles des Beattles (c’est également à cette période que j’ai affiné mes goûts musicaux). Tant et si bien qu’à onze ans j’étais en mesure de tenir une conversation simple en anglais et ce sans accent français.
J’ai ensuite suivi des cours d’allemand et d’espagnol au cours de ma scolarité mais sans réelles occasions de pratiquer. Elles ne sont venues que bien plus tard et je cherche encore beaucoup mes mots dans ces langues.
Je connais depuis ma prime enfance l’existence de l’occitan et quelques mots et expressions mais pas au point que mon développement cognitif en ait été affecté. Un bilingue précoce, c’est-à-dire un enfant amené à pratiquer plusieurs langues dès qu’il acquiert la faculté de parler est bien plus à l’aise ; son cerveau se construit en conséquence alors que le mien, comme celui de tout monolingue, s’est vraissemblablement formé selon une logique utilitaire : une chose à dire = une zone à développer.
Ce n’est que vers quinze ou seize ans que j’ai cherché à apprendre à parler occitan. J’ai sollicité mon père comme locuteur ressource bien-sûr, mais également mes souvenirs d’enfance en terme de sonorités. Autant j’avais à ma disposition des ouvrages essentiels comme la grammaire de Michel Tintou et les dictionnaires d’Ives La Valada, autant c’est l’accent de Raymond Poulidor qui m’a appris à prononcer de façon, sinon authentique, à tout le moins crédible. Cet accent, je l’ai entendu dans la bouche de mon grand-père, alors décédé, qui pourtant s’appliquait à ne parler que français en ma présence. Le phénomène est connu, je ne m’étendrais pas. À dix-huit ans je savais parler, mais de la pluie et du beau temps, le vocabulaire qu’on doit mobiliser à cet âge là étant beaucoup plus conséquent.

Un mot toutefois quant-à l’accent. Cette dénomination est extrêmement subjective étant donné que c’est toujours l’autre qui a un accent et jamais soi-même. Dans notre cas particulier de locuteurs de langues minorisées, nous somme réduits à nous définir en fonction de critères venus du modèle dominant. Quelqu’un qui revendique son «accent du sud» est un occitan qui cherche à affirmer son identité par le seul phénomène qui lui reste connu. Il m’est toujours apparu comme un évidence que l’accent de mon Papet était cousin de celui de Raimu (ou de Nougarro que je découvrirai plus tard). L’accès facilité à des éclaircissement militants sur la question a fait que je n’envisage pas d’autre terme qu’occitan pour nommer ma langue. J’ai conscience qu’il n’en va pas de même pour tout le monde, y compris au sein de ma génération.

En écrivant ces lignes, je me rends compte que déjà, entre Civray et Chaisson j’ai été exposé à deux environnement linguistiques. L’un est relativement évident : Civray est en zone d’Oïl, il s’y parle un français standard parent du poitevin (il y a intercompréhension dans la plupart des situations). L’autre est à interpréter en filigrane : le français n’y est parlé par tout le monde que depuis l’entre deux guerres. Je n’ai aucun doute sur le fait que mes ancêtres proches ont du pratiquer entre leur limousin et le français de l’instituteur la même gymnastique maladroite que mon prof de cuisine avec son français et l’anglais.

Dois-je nécessairement considérer que j’ai reçu deux modes de pensée en héritage ? Certes, deux générations avant moi on pensait encore en occitan, mais de là à dire que j’en connais une quelconque répercussion… les chances sont bien maigres. Je préfère m’en tenir à ma formulation à la volée ; que je pratique désormais dans au moins cinq langues. En revanche l’honnêteté intellectuelle me commande de reconnaître qu’en terme de culture politique je suis pétri du modèle français, mais c’est une autre question.

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On en est plus à insulter les électeurs du Front National

Posted in Occitâneries by Mars on setembre 17, 2013

Je mets ici le texte d’un commentaire que j’ai tapé sur Facebook. Il y sera immédiatement étoffé, (certainement) moins noyé et (peut-être) mieux repéré.

Il y a 15 ans, je militais au Manifeste contre le Front National et nous avancions à peu près ce que je que je restitue ici. C’est au moins le fondement de ma façon de traiter la question de l’extrême droite :
Le FN met le doigt sur les problèmes qui l’arrangent.
Parmi ces problèmes, certains sont réels.

  • Il y a bel et bien un nombre de chômeurs record, qui plus est compté avec de telles astuces statistiques qu’il faut le doubler pour avoir une idée de la quantité de gens dans la précarité.
  • Il y a bien des représentants déconnectés de leur électorat et des citoyens qui ont le sentiment de ne pas être représentés, d’entretenir une caste de gouvernants.
  • Il y a bien des institutions européennes phagocytées par des lobbies dont nous voyons les décisions s’appliquer sans avoir été consultés

D’autres questions sont soit exagérées, soient tout bonnement extrapolées :

  • l’immigration massive de travailleurs venus des anciennes colonies a bien servi l’économie française dans les trente glorieuses,
  • le mariage homo ne menace pas la société

Les solutions (aux problèmes réels) doivent être sociales, s’assurer que chacun ait de quoi vivre (un toit, de quoi manger à sa faim, un accès à la santé…), et pas juste survivre (je pense à l’opportunité de se cultiver et de s’épanouir…) Quant-aux autres questions, il est important de fournir des éléments de réflexion plus fouillés pour ne pas rester dans la réaction épidermique.
Toute la difficulté de l’exercice consiste à de pas se transformer en donneur de leçons ni nier le ressenti de nos concitoyens qui les a fait choisir le FN.

Les militants qui s’investissent en politique doivent avoir ce genre de préoccupations en amont d’une quelconque carrière s’ils veulent être crédible et faire la différence avec les professionnels de la politique que fustigent les anti-parlementaristes.

Nous sommes dans un système électoral, contestable certes mais seul garant de représentativité (nous ne connaissons pas les votations consulatives à la Suisse).
C’est quand il gagne des voix que le FN est vraiment dangereux, privé d’électorat il resterait à surveiller mais ne pourrait pas se prévaloir d’une légitimité populaire.
La seule option durable contre le FN c’est d’avoir des solutions progressistes à proposer à ceux qui lui fournissent une assise électorale. C’est un travail énorme qui commence par contrecarrer la démagogie ambiante qui consiste à transformer une vengeance viscérale en «légitime défense» (pour ne prendre que l’actualité la plus brulante).

J’avais 20 ans et je pensais que les partis de Gauche pouvaient être à même de porter ses solutions progressistes. Quand je vois aujourd’hui ce qu’on appelle des partis de Gauche, je déchante et je ne sais plus vers qui me tourner.
Mon choix de voter pour Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles dernières m’a fait mettre de côté mes convictions en ce qui concerne une meilleure reconnaissance de notre occitanité. Précisément parce qu’il me semblait d’autant plus prégnant d’accorder la primauté à une grille de lecture séparant des solutions sociales des invectives démagogique de l’extrême droite.

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Chartistes

Posted in Occitâneries by Mars on setembre 11, 2013

Le Ministre de l’Éducation Nationale vient de rendre publique une Charte de la laïcité régissant les comportements dans les écoles. Je n’ai pas étudié le document pour en juger le contenu. J’ai seulement en tête que durant le mandat précédent cette notion de laïcité avait déjà été triturée. Il s’agissait alors de la rendre «positive»… J’avais à l’époque considéré que tout qualificatif ajouté en réduisait le champ d’action. Nous-autres occitans avions déjà mis en application le concept au XIIIe siècle, quand tout individu passant les remparts de Toulouse devenait Toulousain de plein droit.
L’Histoire du pays sera ensuite passablement bousculée par l’intégration au royaume, s’ensuivront plusieurs siècles de culture politique purement hexagonale.
Il faut attendre 1905 et la loi de séparation de l’Église et de l’État pour que cette notion reparaisse, introduite avec toute la pompe qui pouvait avoir cours avant la guerre de 14. Cette même grandiloquence qui faisait dire à Jules Ferry que la colonisation était une mission civilisatrice dont les «hommes de race supérieure» étaient investis.

Nos sociaux-démocrates du XXIe siècle ont gardé un goût certain pour ces déclarations en grande pompe de la IIIe République. Leur culture politique découle en effet directement de ces civilisateurs autoproclamés. Cette charte supplémentaire ne m’évoque pas grand chose de plus qu’une posture : «Nous sommes ceux qui montrent la voie, l’attitude morale à adopter».
Le procédé confine au ridicule quand il s’agit d’une charte visant le bruit à la sortie des bars, le ramassage des crottes de chien ou la circulation à vélo sur les trottoirs.

Un argumentari coma ne’n vodria legir mai suvent

Posted in Occitâneries by Mars on genièr 24, 2012

Tornèi quauques temps chas mos parents la diumenjada passada e viguèi que lo conselh regionau dau Lemosin avia tamben sa pita part sus l’occitan dins lo butletin que manda regularament a sos administrats. Son dau monde coneguts que volguèren bien se ne’n mainar, mercès a ilhs per ocupar queu espandi amb un pitit argumentari totplen de pedagogia. Veiquí en quauqas linhas quò que tròbe pas suvent esplicat dau costat de Tolosa.

Écrire le limousin, Escriure lo Lemosin, Eicrire lou limouzi

Chronique de JP. Cavaillé et B. Chrétien

L’occitan limousin s’écrit depuis le Moyen-Âge (n’oublions pas les troubadours !) Mais de bien des façons, et la perplexité des lecteurs est légitime devant les nombreuses formes de graphies existantes. C’est que nous n’avons rien qui ressemble à une Académie limousine qui imposerait, via le pouvoir d’État, une norme graphique commune. Autrement dit, rien à voir avec le français, ni avec les autres langues nationales !

Pour ce qui est des écritures contemporaines de l’oc, il faut distinguer une graphie qui est acceptée et pratiquée collectivement, dite «classique» ou «normalisée», des autres manières d’écrire, qui sont individuelles, ce qui ne veut pas dire pour autant sans intérêt ni pertinence ! Les règles de la graphie «classique» sont communes à l’ensemble des régions occitanes, et s’appliquent – parfois imparfaitement – aux particularités locales, et donc, bien sûr, au dialecte limousin. C’est elle qui est utilisée et promue par les linguistes (Yves Lavalade, etc.) et les écrivains d’expression limousine (Jan dau Melhau, Roland Berland, etc.) Elle est enseignée à Calandreta et dans les (trop rares) cours d’occitan dispensés dans la région. Elle est aussi employée dans la signalisation bilingue. En partie inspirée des troubadours, son plus grand mérite est sa souplesse, sa capacité d’adaptation aux différents parler. Elle a aussi la qualité d’être autonome par rapport au français, mais c’est là un défaut rédhibitoire pour une population à laquelle l’école n’a pas appris à en déchiffrer le code. D’où la tentation, à notre sens tout à fait naturelle, d’adopter des graphies partiellement ou complètement calquées sur la manière d’écrire le français qui, de surcroît, sont susceptibles (bien que cela soit souvent une illusion) de mieux «coller» à la langue parlée. C’est de cette façon que l’on a surtout écrit le limousin depuis le début de l’époque moderne, chacun bricolant, à partir du français, son propre système.

Mais il ne faut pas oublier que quelle que soit la graphie, une phrase doit sonner de la même manière à l’oreille ! Par exemple lorsqu’on entend dire que les noms de lieu sont écrits sur les panneaux bilingues dans une sorte d’espagnol ou de languedocien et non en limousin, cela est bien sûr complètement faux. C’est tout simplement que la plus grande partie des gens ne savent pas comment on doit lire, par exemple devant le panneau d’Aissa (Aixe sur Vienne) ou de Sent Jan Ligora (Saint-Jean-Ligoure), et prononcent souvent à la française, là où il faut entendre quelque chose comme Aïsso et Sein Dzan Ligouro. C’est là à notre avis un très gros problème. L’école n’a pas fait son travail (l’apprentissage minimal d’une règle orthographique pour la linga dau país), mais admettons aussi que les occitanistes (qui ont bon dos) ont manqué de pédagogie en refusant d’associer, partout ou cela était possible, la graphie classique à des exemples de graphie «à la française». Qu’es ’chabat per uei.

Qu’es n’amiga provençala que m’avia fach mainar que las grafias «patoisantes» avian n’utilitat per los monde (vielh) qu’avian la lenga a l’orau mas que la sabian pas escriure. Dempuèi suèi estat mens dogmatic sus quela question. Vòle pas caucionar l’usatge dins, los cas d’institucionalisacion de la lenga, de ‘na grafia adaptada dau françès (coma la senhaletica.) Per contra, entende que per de las publicacions efemèras, quauques dobaments sian necites per èsser de bon accedir au monde que son pas demest los «iniciats» occitanistes. I a besunh tamben de balhar l’esplicacion que balhan los dos comparses quí dessur tan que la notorietat e lo succès dau moviment occitaniste son pas segurats.

Manifestacion de març 2012, la seguda.

Posted in Occitâneries by Mars on novembre 17, 2011

Me fasiá un plaser de calcular un visuau brave per quilhs eveniment. Aimave bien l’eideia de far ‘na jornada amb 6 protesta aus 6 cantons de l’hexagone. Quo aviá de la gula ! Deve bien confessar, l’i cresia pas quora los «y’a qu’à» de servici l’evocavan en 2007. Aura si, quò se fai, enfin lo fau saber. Vejatz en fin de bilhèt coma prepause, ieu, de s’i prenèr.

Descubriguèrem a la fin dau mès d’octòbre n’aficha purida que i a un còp de mai «Anem Òc» dessur, sèm estats nombros de pensar que qu’era ‘na nhòrla mas non, lo visuau validat es quela bosada verda. Calculada en 3 clics entre 2 dosièrs de subvencion si quò fau.

Veiquí los comentaris que mandèi aus organisators oficiaus. Fasètz belèu part dau monde que lor damandèi de far lo parrièr per fin d’obtenèr que l’aficha fuguèsse chamnhada. Quò sirvèt de ren. En mai dau mutisme lo mai complet «qu’es clavat, tornam pas dessur» reçaubèrem pas deguna consideracion per las nòstras remarcas sus l’absença dau eslogan comun ò quitament de referenças a la tenguda parlèla d’autras manifestacions. Non ! tornam far Carca un còp de mai e basta.

Adiussiatz.

Vos escrive per vos far part de la decepcion que fuguèt la meuna en descubrir lo visuau retengut per l’aficha de la manifestacion de març venent.

Mandèi, ieu, ‘na prepausicion qu’es pas estada retenguda. Me’n vene pas planhèr, pòde entendre e acceptar qu’un autre project sia estat preferit. Ai pas deguna pretencion a l’universalitat.

Per contra ai dau mau d’entendre la chausida que constatam dempuèi la debuta de setmana.

  • Las colors son vivas au punt d’èsser agressivas visualament. Sabe que coma organisaires fasètz, amb rason, mèfi a ò èsser pas ideologicament. Dins lo domèni dau design tamben quela mena de chausa se mesura.
    Tecnicament, qu’es un visuau conçaubut amb de las colors per l’escran e que l’i es demorat. Aura dau mau de s’estampar, se pòt far mas lo result sirà desparrièr e asardòs. Ieu dobte qu’avètz enveja de constatar a quauquas setmanas de l’eveniment que mantuns milierats d’afichas e de tracts (seguratz-me anetz far daus tracts) son d’un verd plan mens «fresc» que coma se vesia sul site.
  • Lo degradat pren tròp de susfàcia, òu est tròp cort, quò permet pas ‘na bona declinason sus daus badges ò daus avatars de perfius sus los rasèus sociaus. I a pas un element identifiant que ò permet bien tots los biais. M’ere fendut, tras lo mes de mai, d’un document de 12 paginas per vos ne’n far part. Me damande se òu es quitament estat legit un còp rebutada mon eideia de mapa.
  • La chausida de tipografia es ‘na non-chausida. Basta pas qu ‘na tipo sia scripta per èsser dinamica ò simpatica. L’eslogan desmerita un letratge personalisat. Tròp de letras identicas balha un costat mecanic, l’artifici se veu tròp, quò tua lo dinamisme, e  laidonc l’intencion. Emplejar de las minusculas sus la bandieròla, qu’es pas bien realista, quant-au Arial Black per lo demai, tot lo monde l’a amb son Windows® piratat, esperavem mielh. Enfin, 14h floteja, per mostrar la via aus manifestants ? Lo luèc de rechampament dins Tolosa balhará l’eschason d’aver un parpalhon de mai ? ‘clinat segon un tresenc angle ? Anem, òc, siajam serios, qu’es pas calculat, qu’es petaçat.
  • «Tolosa 2012» se dreça au iniciats que coneguèren las edicions precedentas, pas ad’un public numerós fòra dau microcosme occitanista. M’avia semblat entendre jà a Besièrs qu’er pas question de ritualisar quilhs eveniments.
  • Las siloetas de manifestants fan beucòp pensar a l’aficha de 2009. En perticulier queu que pòrta la pancarta penjada dins son eschina, jà mai moligas que revendicatiu, sembla identic. Quin manca d’originalitat. Amai son dessenhadas sens gaire de detalhs, de personalitat. Es quò la vision que voletz balhar dau monde que se mobilisan per lor lenga ?
    Far dins la simplicitat entau es pas sinhe de gaire de consideracion per n’autres que solicitatz, que vos lo faran mainar.
  • Dins la mesma passa : «Manifestèm» sus la bandieròla, es quò pas un doble emplec amb l’imatge ? «Anem Òc» dins la pancarta, es quò pas un doble emplec amb l’eslogan ?
  • Cresiá que en 2012 botavam en davant lo coordonament excepcionau coma d’autres militants per lor lenga. Ente pareis ? L’eslogan comun «Nos langues, nos cultures un droit une loi» ente es ? Coma los participants se mainaran de la portada de quela jornada ?
    Perqué l’emplaçar un còp de mai per «Anem Òc per la lenga occitana» qu’es repetitiu, antiritmic (a martelar dins lo cortègi) e pas portaire de gaire de sens. Per la lenga… au musèu, dins lo formol ? ò viva, dinamica e dinha ? veire… oficiala.
    Lo sabe ieu mas  lo fau far saber au monde sens ambigüitat
  • La coordinacion a manifestament pas enveja de despensar daus sòus per pagar quin que siá a calcular sa comunicacion. Ren de nuveu dins lo microcòsme. L’epòca e la bureautique de bon accedir a tot lo monde ‘doba pas las chausas.
    Quò es pas ‘na rason per considerir que tot visuau que costat ren (moneda ò temps) fara l’afar. La question se pausa regularament per los artistes dau espectacle vivent. Prendriatz lo micro per chantar a capella per emplaçar un grop qu’a pas vòugut animar un balèti ? Que daus pretz simbolics ‘dobats «per la causa», tota persona qu’a un minimum la fibra militant ò envisatja, qu’es mon cas tots los bias.

Amb quela aficha sèm a costat dau còdis revindicatius esperat per los quites manifestants. Comunicar marridament pòrta mai de tòrt que de comunicar pas. Suèi prundament convinçut que vòstra intencion es pas de ridiculisar la «causa» occitana, allèra que ne’n prenètz lo risc brave. compte sus vòstra capacitat a prenèr los conselhs dau monde per reüssir que eveniment dau 31 de març 2012.
Vos preje, e espere que siram nombros de ò far de pensar a chamnhar d’estrategia. A defaut traparètz en peça junta quauques esbos (a finalisar) de correccions possible per eschivar lo pièger.

Salutacion militantas.

Suèi passat per ‘na segonda prepausicion :

amb ‘na quita version en color

Dempuèi coneisse los luècs e me fadèi de prepausar tornamai quauqua-ren que marcaria mielh.

Tornèi prenèr lo document qu’aviá redigit a la prima per ne’n far ‘na version nuvela que traparetz ‘quí.
argumentari mai complet per l’identitat visuala de las manifs de 2012, en pdf

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Protestas de març 2012

Posted in Occitâneries by Mars on julhet 22, 2011

Prepause ‘na charta grafica per las protestas de març 2012. Auretz segut Anèm Òc 2005 Carcassona, Anèm Òc 2007 Besièrs, Anèm Òc 2009 Carcassona tornamai.

Me suvene qu’en 2009 l’eidia circulava jà que «seria ben» de far quauqua-ren de brave, multi polari ; ‘na jornada de mobilisacion bèla au quatres cantons dau país emai coma los autres minorisats de l’hexagone, Alsacians, Arpitans, Bascs, Bretons, Catalans, Corses e Flamencs (quilhs que son cool, los vesins daus Ch’ti, pas los reacs dau costa belge de la frontiera.) A comptar de quí, per los citar pas tots los còps, dirai ‘mas los autres.
Aime bien quela eideia, lo Réseau sortir du nucléaire ò fai e quò representa daus meses e daus meses de coordonament e de mobilisacion, sens comptar que quò desmultiplica la logistica (acculhir lo monde, lor trapar un auberjament, calcular un percors, lo desclarar en prefectura…) e las còlas de militants per se ne’n mainar.
La constrencha d’un eveniment unenc e de far venir dau monde de mai luenh.

Quel’annada podem comptar que los autres militants organisèssen lo mesme jorn ‘na protesta, laidonc faguèi ‘na prepausicion que se plaça dins l’amira d’un eveniment plurau que siria pus «Anèm Òc per la lenga occitana» mas «Est-ce-que j’ai une gueule de patrimoine ?», en responsa a la pita frasa aponduda dins la constitucion. Vos daisse jutjar amb lo dorsièr de presentacion (pdf) que mandèi.


Veiquí quò que respond la persona ressorga de la coordinacion «Anem Òc per la lenga occitana !», a me un un autre contact, qu’es conegut per sa resposabilitats au PÒc.

Desolada de vos deçaupre mai pensi que vòstra idèia pòt pas convenir per la manif… Es una aficha per un partit politic mai pas per la Coordinacion, nimai per l’IEO dins aquesta ocasion.

Per la Manif, se devèm d’apetegar lo monde aquí ambé la sola idèia «Anem Òc per la lenga occitana !» ; que la lenga es lo solet element federator consensuau, comun per totei… ambé de gents tant diferents leis uns deis autrei coma lei desenaus de miliers de personas que volèm convéncer de venir a Tolosa…) de qunte bòrd que siágan… tre que sortèm de la lenga es subjècte de division. Deu convenir a totei lei compausantas de la Coordinacion que son de « culturalas« .

L’aficha de la Coordinacion es facha per informar lo monde que i a una manif «per la lenga»… e li dire de venir. Aquesta aficha es pas facha per faire passar un messatge politic mai per donar enveja au monde de venir lo 31 de març.
Fau laissar lei messatges ai tracts…

Fau que siágue informativa, clara, simpla, colorada, e legibla en un virar d’uelh, neutra e pas subrecargada… Deu faire venir tant lo bof «franchouillard» (mai que chauvin a un peçuc d’estacament a son patoàs) coma leis autrei qu’an benlèu mai de consciéncia occitana mai que son pasmens just simpatizants, ò culturaus, ò apolitics, ò que se pausan gaire de questions, que son pas encartats, que son de sensibilitats politicas pron variadas, ò que son simplament festius, etc, etc
Una carta dins aquesta cas es ja una agression per d’unei…

Per çò qu’es dau patrimòni, emai s’es de mòde d’aquesta passa, se se ne’n podèm passar de ne’n parlar, tant vau mielhs… que per una lenga a un costat encara mai fossilizator me sembla, que sentis l’escofit…

[…] comprèni ben qu’en tant que politics, engatjats, vos agradarà gaire… mai es la realitat de la Coordinacion !

Fau pas mostrar lo(s) territòri(s), Qu’es quò que faria de ma compo de la propaganda politica… amb daus smileys !
Pense puslèu que la viguèi quin avia ‘na còpia dau messatge, e en lo saber militant dau PÒc. Mon examinatritz se faguèt son eideia davant que de visar. ‘La se justifia dau biais «pas de politica» 5 còps en X linhas, mai 1 en precisar «culturau», coma si aviá pas entendut.

Tras la debuta, fuguèt pausada la question  de la portada politica de ‘na revindicacion ligada a l’Occitan.
Los meses davant la davalada de 2005 permetèren jà de constatar que dins lo microcosme occitano-chausa l’aspect politic es cranh coma la pesta. Au nom d’un eucumenisme (bien pratic per l’eschason) lo pauc que i a de compausants politics de queu mitan son estat mes defòra. Quò se tòrna trobar ‘quí amb l’argument de la realitat. Au quite moment de se pausicionar contra la presença dau monde d’extrema dreita tornats pintrats de colors occitanas, la question es estada considerida trenchada amb l’exclusion sistematica de tot partit. D’unes organisators volian pas prenèr la pena de destriar entre quilhs que son democratics e quilhs que ò son pas.
Lo monde de l’ensenhament per contra  son subrerepresentats (3 organisators sus 5.) Lor ròtle de trasmeson lor balha n’aura que los faguèt legitimes per quò… au punt de se creire autorisats a fiular la fin de la recreança.
Entende lo besunh que l’ensem de la coordinacion siá pas nojautat per ‘na chapela magerament de mança (moderada). L’emplaçar per n’autra regla pas la question mas la desplaça. Lo sol punt de vusda acceptable es queu que contesta pas las institucion francesas, mai mantenguèssen l’injusticia que nos es estada facha.
La coerença voldria laidonc que ‘na manif siá pas dins la gama d’accion de queu monde. Me semblan afectats dau syndrome de Stockholm qu’es lor afar, quò lor permet pas ‘na OPA sus lo moviment occitan dins totas sas compausantas. En tot saber que lo PÒc, lo PNO, e Anaram au Patac (Libertat) son convidats a menar dau monde.
Per mesnatjar la susceptibilitat dau monde que se volen pas veire pres en fòto dins lo mesme cortègi qu’un partit, en particulier los dròles, i a mejan de ‘far ‘na ierachia de passatge, lo viguèi far a Naoned, e a Tolosa contra Total (Erika,puèi AZF) : Associacions e individuaus puèi Sindicats puèi Partits, que dins la practica se trobèt a Carca e Besièrs. Perqué se lo ‘magar, es-quò tant importent de poder claronar «Nous, les associations culturelles occitanes…» ?
Aimariá saber se quò se passa entau chas,los autres.

Fau part de quilhs que consideren que la temptativa per far desapareissèr nòstras lengas justifia que lor defensa siá un enfrentament a la volontat dau regime en plaça : Estat reiau, empèri ò Republica. Podrai desenvelopar dins un autre bilhet quò que pense de quò que pòt èsser considerit politic, lo fach de lo redusir au juèc electorau e lo refus sistematic de tot quò que se ne’n sarra, en breu lo considere coma ‘na fugida alèra que se ne’n fau mainar au contrari.
Totparrièr, en mandar ma prepausicion, tenguèi compte dau fach que quò es pas l’eivis dau monde a quines la presentave. Pas de bandièra occitana amb l’Estèla (tròp associada a Fontan), pas d’iconografia de punh levat, de jau françes escanat, de tour Eiffel brejada, de bleublancrouge fotut au borrilh. M’amputèi de tots los còdes visuaus mobilisators de costuma, en tot ensajar de gardar un result que convendria aus autres partenaris mai radicaus.

M’agradèt pas de me far sarrar dins un museu au títol de «patrimoine», redigèi un argumentari per respondre sus queu terrenh. Que l’Estat nos daissa pas la chausida, surtit daus convençuts que seguissen já l’afar, lo lambda auviguèt (benlèu) parlar de nos a quel’eschason, e d’enguerras quò fai longtemps. Queu punt de despart de l’interpelacion, lo chausissèm pas, a la diferença de la dispausicion d’esperit qu’avem per abordar lo sujet : lo considerir (o pas) coma ‘na question politica.
Manifestament, la persona que visèt mon trabelh ne’n legiguèt ren e respondèt per declic pavlovian, «patrimòni (…) sentis l’escofit»

Darrièra remarca. La responsa que m’es estada facha revela la manca de cultura revindicativa. Farjèi un project bastit mercès a ma cultura militanta de compaginacion de campanha e suèi jutjat per quauq’un que cercha ‘na com’ per ‘na kermesse. Calculèi un design sòbre que garda son eficacitat d’impact e se plaça dins la linhada de las bicromias de las 70’s en tot se modernisar. En legir que fau que «siá colorat» e que «deu far venir lo beauf», ai paur que la darrièra aficha de la festa de la musica siá mai dins lo craneu !

simili_festa_musica

Mercès a Lutz per lo desvirament, podetz ‘nar metre un poce levat sus la fanpage Facebook «Anem Òc (…o pas) que serviguèt jà a quela mena de remarcas en 2009.

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Cantonalas 2011

Posted in Occitâneries by Mars on març 22, 2011

Espere que l’i avetz fach mèfi, diumenc passat, ciert de n’autres eran ‘pelat a votar per elegir lor conselhèr generau.

Bon, son de las cantonalas de merda, per mandar dau monde ad’un conselh dspartimentau (perdon generau) que n’avèm suvent ren de fotre. Quela institucion vilhòta es ‘na pròva que lo regime françès es pas fotut de se nuvelar. Los despartiments, los veiriá bien desapareissèr, tant coma lo Senat, au bordilhèr de l’Istòria. Queraque, ai segut la campanha quilhs darrièrs temps, jà perqué trabalhave per lo Partit Occitan (per lo despartiment 31)  a compaginar daus documents de campanha. Suèi content d’aver pogut ajudar a balhar ‘na charra design a ‘na campanha de n’orga occitanista. Aura faguèi un recapitulatiu daus results dau monde que se presentavan. Cerchèi per los candidats dau Partit Occitan, que se presentavan amb lo sostenh d’EuropeÉcologieLesVerts dins la magèr part daus cas manca dins lo despartiment 81, e suèi pas segur per lo despartiment 09 tafurèi  tamben, per Libertat e lo quite PNO.

Dempuèi diumenc a ser, constate coma tot lo monde que lo Front National faguèt dau bons scores e quò me fai pas plaser. L’extrèma dreita es presenta au segond torn dins 5 cas sus los 20 cantons que consultèi, un cas sus quatre. En venir entau lo segond partit de dreita, quò daissa pas gaire de plaça per far campanha sus de las tematicas culturalas.
Quò esplica lo chifre marrit de Daniel Rifà a Graulhèt. La campanha s’a facha en lo fotre fòra subjèct, un pauc a la maniera de 2002… M’explique mens los  chiffres minable daus autres candidats dau Tarn, benlèu la fòrça de la costuma de tornar mandar ‘na majoritat socialista… Lidwine Kempf a Fenolhèt, fai bien mielh, sens deguna experiença militant e amb la presença per ela tamben d’un FN fòrt. Parrièr de jòrdi La Boíssa, queraque, s’auria pogut esperar que bastiguèsse un electorat dempuèi lo temps.
La remarca vau per Jacme Pince en Ariège e Sergi Viaula a Salvanhac. Segiguèi pas la rason per la quina i ajèt pas d’aligança amb EÉLV, mas me sembla colhon, au PÒc  saben totjorn pas que los electors descubrissen lor nom un còp ‘ribats a l’ofici de votacion.

Legiguèi daus comentari entosiastes. Vertat que qu’es lo prumier còp que i a tant de candidats. Aime pas bien metre tot lo monde dins un mesme ensem « perqué son per l’occitan » mas suèi pas tot sol a voler constatar coma se comportan los electors quora se pausa la question occitana dins la campanha.

Gustau Aliròl se manten au segond torn (qu’es lo sol) constate qu’ò a pas bastit de qué presentar d’autres candidats a l’entorn de sa circonscripcion. Pèire Còsta fai un score onorable dins ‘na circonscripcion purida que lo quite PS i a pas vòugut batalhar contra la dreita e l’extrema dreita, en retorn lo sostenguèren per ‘nar prenèr ‘na vesta a lor plaça… Joan tomas se defend bien dins ‘na circonscripcion que balha la plaça au socialiste de la majoritat despartimentala tras lo prumièr torn.

Un segond torn « chausissètz la vòstra Mança » a St Martòri daissa Guí Barès de costa mas quò es pas amb desplaser.

Me plante quí, pretende pas far un analisi, rechampèi ‘mas los results per quilhs que los vòudrian.
Los results en .pdf

Si de non, chas me a Aimostiers, lo candidat comuniste dissident es passat au prumièr torn, davant lo PS e EÉLV. La dreita presentava pas degun, tot vai bien.

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Serada amb Arrí !

Posted in Occitâneries by Mars on octobre 5, 2008

Lo dissabte comença plan mielh que s’era ‘chabat lo divendres. Me desvelhe a miegjorn (chausa que m’era pas jamai ‘ribada amb la mair au costat) e prene lo pitit desjunar au Casanis coma lo paire. Fin finala d’èsser pus un adò quò a dau bon.
Ajude dins l’aprèp marende a charjar quauqes paquets (vòle poder durmir dins ‘na chambra que sembla pas ad’un espaci d’estockatge) per lo fraire e lo companhe a sa nuvela maison. Me la faguèt vesitar en briu mas contarai quò a n’autre moment, amb de las fòtos se me ne’n manda.

Rendetz-pè charrièra de la sèt (quin brave títol de polar !) segur de me m’en vau parcar dins la ciutat e me maine que la que cresiá coneisser jós quela apelacion es pas la bona. Aprèp ‘na consulta telefonica, ‘riebe a « l’amicale… » ente son jà los organisaires. Qu’es la prumièra vès que me compòrte en limogaud, per pròva l’engana sus l’adreça. Los barmen son plan simpatics e s’exerçan a jugar lo juèc de prenèr ‘na comanda en Oc e d’i respondre. Descubre lo desplejant que balha las formulas de basa per subreviure dins un bar plen d’occitanofònes.

oc au cafe, volet 1

oc au cafe, volet 1

oc au café, volet 2

oc au café, volet 2

L’i a daus pitits pannèus un pauc de pertot per balhar las frasa clau que son dins lo desplejant, mai un : « MXL87 chamisons per los banturles ». Portèi quauques chamisons, lo banturle agrada a tot lo monde. l’encontrari m’auriat inquietat. Quí pas besunh de contar de qué qu’es un banturle, las gents son prest de far la demostarcion. Lo bar es mai pitit que l’Estanquèt a Tolosa. Vòu dire qu’a l’ora que las gents ‘riban, òu es clafit de monde. Lo Maime es en fòrma per tornar distribuir lo desplejant, mai que mai quora son de las dròlas nuvelas que dintran.

Ne vequí una, que prenguèt lo temps de repassar son effiech, que ven junhèr son amiga que platussa coma n’autres au comptador. Na coqueta a talons tota de negre vestida, p’ita bruna a franja amb daus uèlhs blus mes en prundor per dos grands casdres de tablèu, hmm !!
_ j’ai trouvé la phrase importante à retenir !
_ alors c’est quoi ? l’i damanda l’autra. Auriá cregut que seria la quela que permet de comandar a beure, colhonament …
_ « potona-me », la surtís, dins ‘na prononciacion impeccabla
_ quoi ?
_ « potona-me » la tòrna far, que l’autra l’i era totjorn pas. Jà que me lo fau pas tornar dire, amai se la insista ! Dins un eslanç de devoment pedagogica, e per la demostarcion, lhi fau un brave poton, amai me tend la segonda jòuta.

oc au cafe, zoom

Tot lo necessari per lo plan-manhagatge au comptador. Nos sèm dich que davant la darrièra frasa i a avia belèu quauquas autras que mancavan.

La serada s’enchadena au ritme de ‘na programacion completament a basa de grops occitan, queste còp sèm chas nos. Mai tard, lo grop « Tres per dos » comença de jugar. Per manca de plaça, los musicaires s’installan sus lo comptador, qu’es mai complicat per n’autres per dançar debas. Miss bruneta es pas la darrièra. Maime e ieu nos perçam un passatge per dançar ‘na borreia entre las gents que poden pus surtir. Los montanhòls borreiarian quitament dins de las condicions extremas. A la damanda d’un barman qu’es « fan » avèm dreit a ‘na desmostracion de tendilhon per lo chabretaire, totjorn quilhat sus lo bar. Chabam la serada e lo stock de Cerva d’Oc. Moderacion s’era decomandat, poguèrem pas lhi pagar un veire.

L’occitan sus l’internet

Posted in Occitâneries by Mars on setembre 21, 2008

Un eslogan de la mena « l’occitan a l’Escòla » es tant vielh coma ieu, e benlèu mai d’enguerras. Dirai pas qu’es ‘na chausa ganhada uèi, mas totparrièr, nos l’i podèm pus ‘restar. A l’ora de uèi qu’es n’a presença sus internet que m’interessa de segurar. Mas pas de sab-pas qu’un biais, anètz entendre perqué.

Tornatz vos ‘pelar los temps (eroics aura) de la mòda dau chat (falia ‘nar sus lo bon site, trapar lo bon fiau i crotzar las bonas gents, sis de non era pesuc). Coma totjorn uèi sus l’internet, existissia la chatbox d’unes sites completament confidenciaus, que degun i ‘nava, e au costat, daus sites especialisats amb tot un fum de « salons » que s’i trobava pas tojorn de platussadas interessentas.
Era risolièr de constatar coma se far passar per ‘na filha atirava los plans manhagatge pesucs ; a l’encontrari me suvene de m’èsser fach ‘lumar tras las 3 prumièras linhas mandadas, per ‘na cagòla Antibèsa, qu’era pas « anti-baise » dau tot, mercès Bobby Lapointe 🙂
Quils « salons » eran reperats per lo tème , solide, mas suvent eran estat creats en fonncion de ‘na vila (lo vilatge planetari s’espandis pas a mai de 20 km de chas se), avia la costuma de ‘nar dins los « salons » Marseille, Toulouse … que volètz ere a Poitiers.
Tot parrièr, coneisse de las gents que, en bon missionaris (aime pas los missionaris, quò manca d’originalitat) pertiguèren sus quilhs salons reperats d’una vila occitana, per i plaça pauc ò pro de l’occitan, sabe pas come s’i preguèren mas se faguèren fotre defòra per los admins. Eimagine bien que los participants se son damandat que lor aribava en tombar sus daus tipes que venian en petendre que per tala vila se devia emplejar tala lenga, e tot a talh.
L’operacion durèt ‘na setmana e me gardarai bien de dire ente quelas gents son d’engerras affairats.

Semblaria que l’IEO calcula un motor de reçercha, lo darrièr còp que me n’anei sus la pagina, era pas tròp emplenit e subretot s’i podia trapar l’info qu’om era segur que l’i era. Bof, pas tròp dobat au comportament internet. Tornarai veire si quò a evoluit per vos far part de mos esmaronhatges potenciaus ; tròbe totparrièr qu’es temps de passar a un suppòrt entau melhor que publicar dau papièr. en tot gardar entesta que quò es prumièr un site amb son objectiu d’informacion, de recercha. Mèfi a la peca que trapèrem suvent de far un quauqu-ren en Occitan e de se dire que suffis per lhi balhar ‘na pertinença. Se l’ustilh es vertdierament de bon utilisar, sirà apreciat per quò qu’ès, amai per daus coccitanoparlant tremolants. Se l’uilhs es mejan-bof mas en occitan, los quites afogats se ne’n lassaran. Esperarèm l’evolucion.

Si de non recentament, entre gents de bon platussar, qu’es de dire pas tròp accro a la lingüistica, farjèrem lo bloguitge, per far que los blogaires en occitan sian mes en rasèu es puchèssen ganhar en visibilitat sus la rantiala. Traparetz totas las informacion necitas dins la colona de ligam, mai lo flum RSS daus darrièr posts sus RSS mixer se volètz.
Quò fai plaser de veire que sèm pus quauques uns a far un site perso (ah los sites perso 90’s !)en l’i ‘anar tots de la nòstra pagina « l’occitan qu’es aquò ? » e/o « ligams occitans » picada en dur e pas jamai actualisada.
De las gents per escriure en Occitan sus tot e ren, n’i agut dins las 90’s, e n i’a mai d’enguerras uèi. Los escolans de ièr son los blogaires de uèi, (la formula se pòt quitament escortar, sabe). Me sembla importent de lor segurar que l’occitan es surtit de las parèts de la classa e que se pòt utilisar per qué que siá.